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De nouveaux espoirs

Les marchés financiers toujours très sensibles au sujet des tensions commerciales entre la Chine et les Etats-Unis se sont envolés vendredi lorsqu’il est apparu que les négociations en cours à Washington pouvaient conduire à un accord. Sur la semaine, le S&P 500 reprend +0.62%, tandis que les marchés européens, qui avaient davantage baissé au cours des deux semaines précédentes, rebondissent de +3.57% pour l’Euro Stoxx 50 et +3.23% pour le CAC 40.

La progression des indices américains a toutefois ralenti à la clôture vendredi soir, lorsque le manque de détails de l’accord est apparu clairement. Passé les fanfaronnades d’usage de Donald Trump, il apparaît en effet que rien n’est solutionné sur le fond. L’inverse aurait été étonnant, puisqu’il est difficile d’imaginer comment, en deux jours – la durée de la visite du principal négociateur chinois, le vice-premier ministre Liu He – il aurait été possible de trouver un accord global pour des négociations qui durent depuis plus de 2 ans.

Il n’en demeure pas moins que, d’après les informations transmises, il s’agit d’une bouffée d’oxygène sur le plan intérieur pour le président américain. Les autorités chinoises se seraient en effet engagées à acheter pour 40 à 50 milliards par an de biens agricoles. Il s’agit d’un doublement par rapport aux achats d’avant la guerre commerciale (19.5 milliards de dollars d’achats en 2017). Côté chinois, les négociateurs ont juste obtenu l’annulation de la hausse de 25% à 30% des droits de douane américains sur 250 milliards de dollars de biens exportés vers les Etats-Unis prévue pour ce jeudi. Rien en revanche ne change, pour le moment, concernant la hausse de 15 points des droits de douane pour les produits de grande consommation qui doit entrer en vigueur le 15 décembre. Dès lors, il est clair que rien n’est figé et que tout peut encore changer, d’autant plus qu’il reste à mettre par écrit l’accord, pour l’instant verbal. Par ailleurs, concernant l’achat des biens agricoles américains, les exemples passés montrent que les promesses chinoises peuvent bien ne rester que des promesses (la Chine n’a importé que 9 milliards de biens agricoles américains en 2018).

L’autre espoir qui a favorisé le rebond des marchés européens en fin de semaine est la reprise des négociations sur le Brexit entre l’Union européenne et le Royaume-Uni. La reprise des discussions a été impulsée par la rencontre entre Boris Johnson et le premier ministre irlandais, Leo Varadkar, qui a semblé ouvert a une voie de compromis concernant la frontière entre les deux Irlandes.

Outre le fait que l’on peut s’interroger sur le pourquoi d’une rencontre aussi tardive, le temps est compté avec un Conseil européen qui débute jeudi et qui doit trancher (définitivement ?) entre un report, un accord ou pas d’accord au sujet du Brexit.