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Le mois d’octobre qui vient de se terminer aura été marqué par une accentuation des craintes au sujet des conséquences de la guerre commerciale voulue par Donald Trump. En effet, pour la première fois en octobre, les chefs d’entreprises, que ce soit aux Etats-Unis ou en Europe, ont largement mis en garde contre les conséquences négatives du conflit commercial sur leur activité du conflit commercial. En Zone Euro, la baisse importante des enquêtes d’activités pour octobre, illustrée par la chute du PMI manufacturier de la Zone Euro à 52 en octobre, contre 53.2 en septembre et même 58.8 il y a un an, s’explique en grande partie par la baisse des nouvelles commandes qui passent pour la première fois le seuil de contraction à 49.6, signifiant une diminution, à venir, des nouvelles commandes.

Le décrochage des indices actions américains sur le mois s’explique également par les commentaires négatifs des chefs d’entreprises américains, lors des publications trimestrielles, sur les conséquences pour leur activité du conflit commercial avec la Chine.

Dans ce contexte, l’éclaircie qu’a constitué le tweet de Donald Trump, vendredi dernier, annonçant des discussions encourageantes sur le commerce avec le président chinois Xi Jinping a redonné espoir aux marchés qui ont rebondi la semaine dernière (Euro Stoxx 50 + 2.54%, S&P 500 +2.42%).

Même s’il est difficile de faire la part des choses entre de réelles avancées et les déclarations à buts électoralistes, il est toutefois envisageable que la purge vécue par Wall Street au mois d’octobre (S&P 500 -6.94%) ait conduit le président américain, qui mettait, jusqu’à présent, à son crédit, les records successifs de Wall Street, à comprendre l’importance d’ajuster sa stratégie avant de déclencher des dommages irréversibles. Toutefois, la prudence, vendredi soir, de Larry Kudlow, le principal conseiller économique de la Maison Blanche, illustre le chemin qui reste à parcourir, tant est large le fossé existant entre les attentes des américains et ce qu’est susceptible d’accepter la Chine en termes d’ouverture de son marché intérieur.

Cette semaine, les marchés vont rester attentifs aux élections, tant attendues, de mi-mandat aux Etats-Unis, qui, selon les sondages, devraient conduire à un partage du contrôle du Congrès entre une nouvelle majorité démocrate à la Chambre des représentants et le maintien d’une majorité républicaine au Sénat. Les conséquences pour les marchés d’un tel vote ne sont pas claires. Même si, statistiquement, on constate que les « cohabitations » entre les deux chambres du Congrès n’ont pas empêché les actions américaines, en moyenne historique, de progresser, cette fois, la personnalité de Donald Trump, rend les choses plus complexes. En effet, la possible obstruction par un Congrès divisé pourrait conduire le président américain à exploiter de nouveau une certaine forme de surenchère verbale, notamment dans les domaines réservés de la politique étrangère et du commerce afin de préserver son espace politique.