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Jusqu'ici tout va bien

La nervosité des marchés est palpable. D’une part, le marasme du secteur manufacturier semble devoir in fine impacter le secteur des services, de l’autre, la tragi-comédie du Brexit pourrait enfin trouver un épilogue (provisoire ?) dans les jours qui viennent. Ces deux éléments contribuent à la nervosité des investisseurs qui ont enclenché une petite vague de correction sur les actifs risqués la semaine dernière. L’Euro Stoxx 50 s’est ainsi replié de -2.80%, quand le S&P 500 limitait sa baisse à -0.33%. Enfin, sur la semaine, les actions mondiales (MSCI Monde) baissent de -1.00%.

La baisse de l’indicateur avancé du secteur manufacturier, l’ISM manufacturier, avait servi de déclencheur, mardi dernier, pour une phase de prises de bénéfices. Publié à 47.8, soit pour le deuxième mois consécutif sous le seuil de 50 - seuil illustrant une phase de croissance ou de contraction de l’activité -, cet indicateur, très suivi des investisseurs, s’inscrit à son niveau le plus bas depuis 2009 et vient corroborer d’autres enquêtes négatives pour le secteur manufacturier publiées ces dernières semaines (Empire manufacturing, Philly Fed). La grande crainte des investisseurs est que ce ralentissement, pour le moment contenu aux secteurs industriels, ne s’étende au secteur des services. Cette crainte a été renforcée avec la publication, jeudi dernier, de l’ISM des services qui montre un ralentissement net (52.6 en septembre contre 56.4 en août, au plus bas depuis 3 ans). L’analyse du détail de cette enquête nous apprend que désormais seulement 13 sous-secteurs sur 17 sont en croissance contre 16 en août. La principale préoccupation du panel d’entreprises interrogé est, sans surprise, la guerre commerciale et l’incertitude qu’elle induit sur les prix et les chaînes de sous-traitance.

La publication positive du rapport sur l’emploi vendredi est toutefois venue rassurer les investisseurs, même si le rapport portant sur les créations d’emplois passées ne contredit pas forcément l’aspect prospectif des enquêtes ISM. Les créations d’emplois pour septembre ont ainsi été publiés à +136.000 en ligne avec les attentes. Le taux de chômage a même baissé de deux dixièmes à 3.50%, à son plus bas niveau depuis un demi-siècle (1969). Le président de la Réserve Fédérale, Jerome Powell, s’est appuyé sur ces bons chiffres pour affirmer que l’économie américaine est actuellement « dans une bonne situation avec une inflation faible, un faible taux de chômage et des perspectives stables de croissance modérée ».

Le marché de taux américain ne partage toutefois pas cet enthousiasme avec des taux 10 ans qui restent proches de leur plus bas historique à 1.52% (-15 bps sur la semaine).

Pour l’instant, les marchés restent, grâce à l’activisme des banques centrales, dans une situation assez favorable où les replis de marchés sont considérés par les investisseurs comme des occasions de renforcer l’exposition actions à bon prix. Jusqu’ici tout va bien !