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La Chine cristallise les inquiétudes

Semaine d’attentisme sur les marchés financiers européens avec une légère progression de +0.47% de l’Euro Stoxx 50 dans un environnement qui n’a toutefois pas réellement changé depuis la chute des marchés en octobre.

Les investisseurs restent préoccupés par la dynamique de la croissance mondiale sur laquelle la guerre commerciale en cours commence à peser comme l’a illustré la baisse des composantes nouvelles commandes que ce soit aux Etats-Unis ou en Europe. Cependant, le pays qui cristallise les interrogations reste la Chine avec la publication, la semaine dernière, d’une série d’indicateurs économiques décevants qui ont ravivé les inquiétudes. Au-delà de la baisse constatée des enquêtes d’activité sur les grandes et les petites entreprises, nous observons une baisse désormais régulière des prix à la production (3.3% en octobre contre 5.8% il y a un an) et de la production industrielle (+5.8% en octobre contre 7% en avril) illustrant le ralentissement en cours dans les activités historiques de la Chine. La publication, vendredi, des derniers chiffres de vente de voitures neuves pour octobre (-11.7% sur un an) est venue confirmer le coup de frein constaté depuis ces derniers mois.

Face à ce ralentissement, les autorités chinoises donnent l’impression de faire feu de tous bords, en multipliant les déclarations de soutien aux entreprises et aux consommateurs, sans pour autant réussir à convaincre. La dernière annonce en date, celle d’imposer aux banques chinoises des quotas sur les prêts bancaires a même eu l’effet inverse, en donnant l’impression d’une certaine panique des autorités chinoises.

Toutefois, l’enjeu principal à court terme pour la Chine est d’éviter la mise en place au 1er janvier 2019 de la totalité des taxes à l’importation (25%) prévues par Donald Trump sur 200 milliards de dollars d’importations chinoises. La hausse des exportations chinoises ces derniers mois (+20.1% sur un an) illustre, qu’outre un effet évident d’anticipation de la hausse des taxes au 1er janvier, les industriels chinois ont réussi, jusqu’à présent, à s’adapter, aidés il est vrai, par la dépréciation du yuan contre le dollar de 7% depuis le début de l’année.

Comme depuis le début de l’année, la suite du film se passera à Washington. Donald Trump, désormais débarrassé des élections de « Midterms » et qui sera certainement contraint dans sa politique intérieure, va être tenté de poursuivre l’offensive en politique étrangère et notamment sur sa composante commerciale. La chute de Wall Street en octobre, dont une partie de la baisse peut être imputée au contexte économique mondial, va toutefois contraindre le locataire de la Maison Blanche à un peu plus de retenue. Du moins peut-on l’espérer.