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« La multigestion pour profiter de l’expertise des meilleurs gérants »

Sébastien GRASSET et Camille BARBIER, co-fondateurs de Salamandre AM, apportent leur vision de la multigestion et de son intérêt pour les allocataires d’actifs.

Pour lire l'intégralité de l'article dans le magazine Investment Conseils, rendez-vous sur La librairie du patrimoine.

 

 

Extraits :

 

Longtemps décriée pour ses frais élevés, la multigestion devenue plus transparente retrouve aujourd’hui tout son intérêt, alors que le contexte de marché actuel rend de plus en plus indispensable la diversification des risques et des stratégies.

 

Par exemple, Salamandre AM, société spécialisée dans l’allocation d’actifs et la gestion obligataire qui dispose d’une expertise en multigestion originellement déployée pour la clientèle institutionnelle, sélectionne des fonds de gérants tiers, notamment dans le cadre de la gestion sous mandat (compte-titres, assurance-vie de droit français ou luxembourgeois) proposée aux CGP. Cette approche en multigestion est également mise en œuvre au travers de fonds sur mesure créés pour un CGP ou un groupement, et bâtis sur la base d’un cahier des charges définissant l’univers de gestion, la stratégie du fonds… « Dans ce cas, le CGP – en particulier celui ayant une bonne culture financière – peut siéger au comité de suivi périodique du fonds en tant que conseiller et être force de proposition aussi bien sur les choix d’allocation que sur les fonds éligibles. A l’inverse, d’autres CGP délèguent totalement cet aspect et se concentrent sur leurs missions de conseil patrimonial. Les deux options sont également possibles en gestion sous mandat, avec des cabinets désireux d’apporter leurs recommandations et de suivre étroitement les allocations des portefeuilles confiés, et d’autres souhaitant uniquement bénéficier de notre reporting régulier et sur demande », précise Sébastien Grasset, directeur général et associé fondateur de Salamandre AM.

Chez Salamandre AM, parmi les « pépites » détectées figurent des sociétés telles que Kirao, Via AM ou Graphene Investments.

Des fonds ou sociétés de gestion reconnus sont également retenus : Camille Barbier, président et associé fondateur de Salamandre AM, cite notamment M&G Optimal Income ou encore Neuberger Berman.

 

Elément de différenciation, Salamandre AM dispose de la capacité de pouvoir intégrer dans ses allocations des fonds sur des classes d’actifs « atypiques », à savoir les fonds de loans, d’immobilier physique, d’infrastructures, de Private Debt, de Private Equity ou encore de Crowdfunding… Il est également possible au gérant d’accéder à des produits structurés sur les marchés actions ou du crédit. «Cette capacité de diversification sur des classes d’actifs non traditionnelles et le fait de pouvoir utiliser des produits structurés constituent de véritables sources de valeur ajoutée pour nos clients, dès lors que cela nous est autorisé, eu égard aux supports d’investissement utilisés (compte-titres gérés hors format assurantiel ou contrats d’assurance français ou luxembourgeois) et que cela est jugé en adéquation avec le profil du client considéré et ses objectifs. Notre expérience institutionnelle nous permet de faire bénéficier nos partenaires CGP de cette forme de diversification particulièrement pertinente », précise Sébastien Grasset.

 

Un gestion plus réactive :

Si les fonds diversifiés ou flexibles permettent de disposer de la réactivité du gérant, les fonds de fonds remplissent également cette fonction via une capacité d’exécution plus rapide ou l’accès à des instruments financiers spécifiques.

Sébastien Grasset abonde dans ce sens : «Les CGP peuvent utiliser des bases de données quantitatives pour sélectionner les fonds ou s’appuyer sur des conseillers en allocation, mais un fonds de fonds dispose de deux atouts majeurs que sont la flexibilité et la réactivité, puisque c’est un professionnel de la gestion qui réalise les arbitrages et qu’il peut utiliser des Futures ou encore des ETF pour agir rapidement ».

 

Camille Barbier, président de Salamandre AM, expose qu’« il est certes plus onéreux de gérer via des fonds de fonds, mais cela ne me pose pas de problème : le principal reste l’allocation, et pour la mettre en musique, aucune société de gestion ne peut prétendre avoir toutes les compétences en interne. D’où l’intérêt d’aller sélectionner les experts sur chacune des classes d’actifs via des fonds de gestion active pour accéder, lorsque c’est possible, à des expositions pures. Tactiquement, nous pouvons recourir à des ETF et utiliser des Futures ».

Pour sélectionner des fonds, les multigérants (qui peuvent se réunir au sein d’une association récemment créée par Philippe Sarica, la Société française des sélectionneurs de fonds - cf. interview) s’appuient sur des process rigoureux mêlant aussi bien analyses quantitatives et qualitatives des produits que des sociétés de gestion de portefeuille. Voici la méthodologie suivie par Salamandre AM, dénommée SAMFA (Salamandre Asset Management Fund Analysis) : elle repose sur une bibliothèque composée de huit cents fonds suivis en permanence et régulièrement enrichie, pour déboucher sur la buy-list d’une soixantaine de fonds. Salamandre sélectionne principalement des fonds ayant au moins trois ans d’existence, même si elle peut intégrer des produits qu’elle juge attractifs et qui n’ont qu’une année de trackrecord. Une soixante de fonds sur une vingtaine de classes d’actifs sont ainsi « investissables » et permettent au gérant de construire son allocation. Tout d’abord, l’équipe de gestion classe les fonds par sous-classes d’actifs. Une phase essentielle « car l’allocation reste le principal moteur de la performance finale. Or, ce classement est de plus en plus difficile à réaliser car aucun fonds ne ressemble à autre et il convient également de bien appréhender la marge de manoeuvre dont dispose le gérant », indique Camille Barbier. Ensuite, diverses données liées aux performances et au comportement du fonds analysé sont croisées : ratios de Sharpe, de Sortino, max drawdown, time to recevory, volatilité, performance annualisée… Une note sur chacun de ces critères débouche sur un classement des fonds. « Nous apprécions plus particulièrement un ratio : la rentabilité annualisée sur trois ,ans rapportée à la perte maximale sur trois ans, précise Camille Barbier. Avec ce ratio, nous identifions les fonds permettant de se faire le moins peur possible. Ce ratio évite également de trop prendre en compte le “bruit” de la volatilité. »

S’agissant de la phase qualitative, le dirigeant s’attache à rencontrer les gérants ou les product specialists des sociétés de gestion.

Plusieurs points sont analysés : - la motivation des équipes : «nous avons travaillé dans plusieurs types d’organisation et, pour nous, la motivation est un critère primordial. Elle peut être mesurée sur des critères tels que l’existence ou non de mécanismes d’incitation des gérants (incentive), l’actionnariat des gérants dans la société, l’émulation au sein de la gestion, ou encore la cohésion d’équipe»; - les compétences de l’équipe de gestion et les moyens mis à sa disposition pour bien travailler ; - le process : contribue-t-il ou non à créer de la valeur ? « Parfois il est un cache-misère derrière lequel le gérant se cache. Un bon process de gestion suppose un subtil dosage entre encadrement et une nécessaire liberté de gestion ». De ce fait, Salamandre AM utilise peu de fonds gérés de manière systématique. « Il est difficile de prévoir le comportement du fonds et peu de process m’ont pleinement convaincu»; - la taille du fonds : «Selon les stratégies, être un gros véhicule pénalise le gérant qui ne peut saisir des opportunités de niche. Autre exemple : attention aux fonds actions sur les petites capitalisations qui, lorsqu’ils sont trop gros, peuvent peser sur les cours. Dans ce cas, le gérant peut se retrouver prisonnier de ses positions » ; - le contrôle des risques : « le Risk Manager est-il indépendant de la gestion ? Un professionnel expérimenté à ce poste est nécessaire» ; - le reporting, afin de disposer d’une bonne transparence sur la gestion et de recevoir de l’information régulièrement.

« Ce process est en constante évolution. Nous sommes proches de Philippe Sarica et comptons intégrer dans notre process les apports de ses travaux en matière de finance comportementale. Il s’agit de proposer un questionnaire au gérant qui n’aborde pas les questions liées à la gestion, mais à l’humain. Il s’agirait d’un troisième pilier, à côté des aspects quantitatifs et qualitatifs », indique Camille Barbier.

Ensuite, la construction de l’allocation repose sur une analyse top-down des cycles économique et de marché. En débouchent les zones de risques privilégiées par classe d’actifs et zone géographique.