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La zone euro donne enfin des signes de stabilisation !

Pour la première fois depuis août 2018, les indicateurs d’activité PMI de février ont entamé un léger rebond (51.4 vs 51.0 pour le PMI composite) et viennent ainsi confirmer la hausse, pour le deuxième mois consécutif, de la confiance des consommateurs en zone euro publiée quelques jours plus tôt. Si cette inflexion est positive et marque une amélioration de la conjoncture globale en zone euro, elle ne doit pas cacher le contraste entre une demande intérieure de plus en plus solide et la dégradation du secteur manufacturier. En effet, la contraction de la demande étrangère, liée aux tensions commerciales (notamment dans le secteur automobile allemand) continue de peser sur les carnets de commandes. Le PMI manufacturier en zone euro est ainsi passé sous le seuil de 50 à 49.2.

De ce côté-là, l’annonce faite par Donald Trump, dimanche soir, de repousser la date du 1er mars pour l’augmentation des surtaxes est un vrai soulagement (bien qu’attendue par le marché). Le président américain a justifié sa décision de ne pas relever de 10% à 25% les droits de douane par les progrès "substantiels" accomplis lors des négociations commerciales entre Washington et Pékin qui se sont poursuivies tout le week-end. A ce stade, aucune nouvelle date butoir n’est néanmois fixée et des divisions demeurent. L’administration américaine continue de demander de réelles réformes de fond qui touchent au modèle économique chinois (transferts de technologies, soutien de l’Etat aux entreprises chinoises). Par ailleurs, se pose encore la question sur la meilleure façon de s’assurer du respect de l’accord et sur la possibilité de baisser les tarifs douaniers déjà augmentés. L’espoir d’un accord global n’a jamais été aussi fort et écarte pour l’instant le risque d’une nouvelle escalade dans la guerre commerciale.

Plus tôt cette semaine, les minutes de la FED ont confirmé les diverses déclarations des dernières semaines des différents membres de l’institution qui s’inquiètent de la dégradation des conditions financières et des perspectives de croissance de l’économie américaine. Elle a par ailleurs pris conscience que les perturbations des derniers mois étaient largement attribuées à la perception de sa stratégie par les investisseurs. La banque centrale redevient donc « data dependent » et prendra son temps dans le resserrement de sa politique monétaire. Elle donne ainsi un message positif aux investisseurs en fixant les anticipations de sa politiques monétaire.

Avec une économie européenne qui entame une stabilisation, les tensions politiques qui s’estompent et des banques centrales au ton beaucoup plus accommodant, les ingrédients sont donc réunis pour la poursuite de la progression des actifs risqués, après une nouvelle semaine de hausse (+0.90% pour l’Euro Stoxx 50 et +0.62% pour le S&P 500).