Thumbnail
 

Nos actualités

Retrouvez l’actualité de Salamandre AM

Suivez notre actualité

Le chaud et le froid

Quelques publications économiques positives et surtout l’absence de tweets ravageurs contre la Chine ont permis aux investisseurs de reprendre leur souffle et de permettre un rebond des actions au cours de la semaine écoulée. Plus exactement, l’apparente accalmie a permis aux actions des pays développés de rebondir (Euro Stoxx 50 +1.92%) tandis que les actions émergentes poursuivaient leur repli (MSCI émergent -3.59%). Les actions des pays émergents ne progressent plus que de 3.2% depuis le début de l’année contre +14% pour l’Euro Stoxx 50 et le S&P 500.

La faute de Donald Trump qui, malgré des paroles apaisantes vis-à-vis de la Chine en début de semaine, a signé mercredi un décret interdisant aux entreprises américaines de télécoms de s’équiper auprès de sociétés étrangères jugées à risque. Cible visée : la Chine. Le Département du Commerce américain a d’ailleurs ajouté, dans la foulée, l’entreprise chinoise Huawei à sa « liste des entités » soupçonnées d’espionnage et de sabotage. Les conséquences pour l’équipementier chinois n’ont pas traîné et Google vient de suspendre l’accès à ses services, notamment les prochaines versions d’Androïd et les services tels que Maps, YouTube, ou Gmail.

Parallèlement, le président américain a choisi l’apaisement avec l’Union européenne en repoussant de six mois la mise en place de taxes à l’importation de véhicules importés d’Europe, laissant ainsi le temps à la négociation. Cécilia Malmström, la Commissaire européenne au Commerce, a immédiatement saisi la perche et a déclaré être prête à négocier « un accord commercial limité incluant les voitures ». Même volonté d’apaisement avec le Canada et le Mexique, suite à l’annonce, vendredi, de la suppression des droits de douane sur l’acier et l’aluminium.

Au niveau économique, le président américain semble ainsi vouloir concentrer ses efforts sur un seul front afin de faire plier la Chine. Les investisseurs continuent à anticiper in fine un accord, mais à horizon désormais indéterminé.

Au niveau géopolitique, l’ennemi est clairement désigné : c’est l’Iran. La nouvelle sortie lunaire de Donald Trump, dimanche, est sans ambiguïté – Si Téhéran « veut se battre », ce sera « la fin officielle de l’Iran » –.

L’habitude de Donald Trump de souffler le chaud et le froid ainsi que son attitude hyper-agressive vont continuer de contraindre la visibilité des investisseurs et limiter de notre point de vue le potentiel d’appréciation des actions sur les prochaines semaines.