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Le retour au calme se poursuit

L’amélioration du sentiment se confirme avec une troisième semaine de progression pour les marchés risqués. L’Euro Stoxx 50 progresse ainsi de + 2.11% (+4.45% depuis le début de l’année), le S&P 500 - c’est une habitude - surperforme les marchés européens et gagne encore +2.87% (+6.54% depuis le début de l’année). La performance des marchés d’actions n’est pas isolée, le marché du crédit high yield qui avait sombré en décembre avec des taux d’intérêt remontant au-dessus de 5%, une première depuis 2016, a nettement redressé la barre et progresse de +1.59% en trois semaines.

Les incertitudes que constituent le « shutdown » aux Etats-Unis et le Brexit en Europe n’inquiètent pas, à ce stade, les investisseurs. Concernant, l’absence d’accord budgétaire outre-Atlantique, le consensus de marché, confirmé par la FED (déclaration du président de la FED de New-York, John Williams, ce vendredi) est que l’impact économique global sera assez limité du fait des effets de rattrapage, une fois qu’un accord sera trouvé. Au Royaume-Uni, l’absence de compromis entre les différents partis semble ouvrir la voie, au moins, à un report de la date du 29 mars de sortie de l’UE, si ce n’est – mais cela semble encore improbable à ce stade – à un second referendum.

Le principal catalyseur de la hausse des actifs risqués depuis le début de l’année est l’espoir d’un accord entre américains et chinois sur le commerce. Même, si aucun début d’accord n’a été présenté jusqu’à ce jour, les marchés ont bruissé d’un possible report de la date du 1er mars relative à la mise en place des nouvelles taxes à l’importation. Ces rumeurs ont été démenties par Donald Trump samedi qui a toutefois tenu à compléter que « les choses (i.e. les négociations) vont bien, je dirais même aussi bien que possible ». Bref, on n’est pas plus avancé, mais les investisseurs commencent à se convaincre de l’intérêt du président américain de trouver un accord, au moins partiel, dans un contexte de ralentissement économique et à un an de sa campagne de réélection.

L’autre front du conflit commercial, celui touchant les relations entre l’Europe et les Etats-Unis, qui semblait être passer au second plan risque toutefois de revenir sur le devant de la scène. Le désaccord est en effet patent entre les deux camps. L’Europe souhaite circonscrire les discussions aux produits industriels et à la coopération réglementaire. L’objectif américain est plus large et vise à inclure, dans les négociations, le marché agricole ce que Bruxelles refuse de faire, avec en cas de désaccord la menace d’instaurer une taxe sur les importations de véhicules aux Etats-Unis.

Espérons que le couple franco-allemand tienne bon dans cette tempête qui s’annonce et qui mettra en jeu les intérêts de chaque partenaire, la France avec le maintien de la PAC et l’Allemagne qui souhaitera préserver son marché automobile à l’exportation.