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Le retour de l’optimisme?

« Vendre au son du violon et acheter au son du canon ». La semaine dernière nous offre, une nouvelle fois, un exemple de la pertinence de ce vieil adage boursier.

Plus que préparés à l’annonce des nouvelles taxes américaines sur les importations en provenance de Chine, les marchés ont poursuivi leur rebond la semaine dernière, l’Euro Stoxx 50 progressant de +2.58% en surperformant très largement les actions américaines (S&P 500 + 0.85%).

Dans le détail, les investisseurs ont interprété favorablement la décision américaine de procéder en deux temps sur la question chinoise, avec un premier taux de 10 % applicable ce lundi, qui passera ensuite à 25% au 1er janvier prochain. En réaction, la décision de Pékin de mettre en place, simultanément, des taxes allant de 5% à 10% sur 60 milliards d’importations de produits américains était attendue et n’a ainsi pas surpris. Les investisseurs se sont satisfaits de la situation en interprétant les décisions des deux belligérants comme une volonté de maîtriser leurs coups afin de rendre possible un deal final.

Toutefois, ce matin, il nous semble que la perspective d’un deal soit, malgré tout, encore éloignée. Selon le « Wall Street Journal », la Chine a annulé la nouvelle série de négociations commerciales prévue avec les Etats-Unis ainsi que la venue à Washington du vice-Premier ministre Liu He. Donald Trump, en tournée ce week-end dans le Nevada et le Missouri pour soutenir les candidats républicains n’a pas encore réagi mais avait évoqué, la semaine dernière, la prochaine salve sur 267 milliards de dollars en cas de riposte chinoise.

La publication des indicateurs PMI flash en zone euro pour septembre a déçu.  L’indice se replie à 54.2 contre 54.5 en août. Cette baisse est principalement imputable au sous-indice manufacturier qui atteint un plus bas de 28 mois (52.8 contre 54.7). A l’inverse, le PMI du secteur des services progresse (54.7 après 54.4 en août). A l’évidence, les tensions commerciales ont eu un impact puisque les nouvelles commandes à l’exportation passent sous la barre des 50, pour la première fois depuis 2013.

Ces quelques inquiétudes sur la croissance de la zone euro n’ont pas découragé Benoît Cœuré et Peter Praet, tous deux membres du directoire de la BCE, qui ont appelé à un resserrement plus rapide de la politique monétaire afin d’en finir avec les mesures de crise prises dans un contexte économique différent. La sortie médiatique de deux membres influents de la BCE nous rappelle que leur mandat ainsi que celui de leur patron, Mario Draghi, va s’achever en 2019, ouvrant la porte, en début d’année prochaine, à une phase d’incertitude.