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Le retour de l'optimisme ?

Quatrième semaine consécutive de progression pour les marchés actions de la zone euro et des pays émergents. L’Euro Stoxx 50 et le MSCI émergent progressent ainsi respectivement de +0.90% et de +1.41% tandis que les marchés actions américains consolident légèrement (S&P 500 -0.22%).

Pourtant, les dernières publications économiques en zone euro et en Chine n’avait pas de quoi mettre du baume au cœur des investisseurs. Peut-être est-on en train d’assister à une phase bien connue en bourse où les actions progressent sur des mauvaises nouvelles, les investisseurs faisant le pari que celles-ci devraient être les dernières. Dans le cas présent, le phénomène est certainement amplifié par le positionnement attentiste des gérants à la fin de l’année dernière qui avaient réduit leurs positions du fait de l’accumulation de mauvaises nouvelles et qui sous la pression de la hausse des marchés se doivent de réajuster leurs expositions.

En zone euro, les investisseurs attendaient un rebond des enquêtes d’activité auprès des chefs d’entreprises sur janvier après une dégradation très importante sur la fin de l’année 2018. Il n’en a rien été. Le PMI composite pour la zone euro recule encore à 50.7 (contre 51.1 en décembre) avec une baisse à la fois de la composante industrielle (50.5 contre 51.4 en décembre) et de la composante service (50.8 contre 51.2 en décembre). La France, pour laquelle, on espérait un fort rebond après un mois de décembre très sombre marqué par le pic de l’action des gilets jaunes, s’enfonce encore avec une baisse de l’indice composite à 47.9 (contre 48.7 en décembre). La croissance de la zone euro en ce début d’année 2019 est donc virtuellement très proche de 0. Ce sombre constat a conduit la BCE, jeudi, à ajuster son discours. La BCE, qui jusqu’à présent, considérait les risques comme équilibrés estime désormais que les risques pesant sur la conjoncture en Zone euro ont augmenté du fait principalement du « ralentissement de la demande extérieure ».

La conviction demeure néanmoins – conviction que nous partageons – que ce ralentissement restera conjoncturel et sera compensé progressivement par les effets bénéfiques de la baisse du chômage (le taux de chômage est actuellement de 7.9% au niveau le plus faible depuis 2008), de la progression des salaires (+2.2% en rythme annuel, le niveau le plus élevé depuis 2012) et du dynamisme de la production de crédit (+2.9% en rythme annuel en décembre). La baisse du prix du pétrole ainsi que le maintien de taux d’intérêt à des niveaux historiquement bas sont également des facteurs décisifs pour envisager une reprise de la croissance en 2019.

En attendant et à court terme les investisseurs resteront obsédés par l’issue du conflit commercial sino-américain. On devrait rapidement en savoir plus avec la visite, cette semaine, à Washington, du vice-premier ministre chinois Liu He et sa rencontre avec Robert Lighthizer et Steven Mnuchin qui pilotent côté américain les négociations commerciales.