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Le vent d’optimisme continue de souffler sur les marchés

Le marché continue de tracer sa route, toujours porté par les espoirs d’une amélioration au niveau sanitaire et d’une relance budgétaire toujours plus forte. Du côté sanitaire, même si la phase de déconfinement entamée dans plusieurs pays semble en bonne voie, le risque d’une deuxième vague et les nombreuses inconnues qui subsistent sur la connaissance du virus continuent de pousser les responsables politiques à la prudence. Comme mentionnée par Jerome Powell, une reprise économique durable et le retour de la confiance passent par la découverte d’un vaccin. Sur le front de la recherche médicale, la course entre laboratoires du monde entier est lancée et les barrières administratives assouplies afin d’accélérer les démarches même si, pour l’EMA (Agence européenne du médicament), la création d'un vaccin à un an relève d'un "scénario optimiste". Cependant, l’annonce par le laboratoire américain Moderna de données préliminaires positives déjà sur 8 personnes (sur une phase initiale comprenant 45 volontaires) a suffi à faire souffler un nouveau vent d’optimisme sur les marchés.

Du coté des bonnes nouvelles également, on peut citer la volonté du couple franco-allemand d’accélérer la construction européenne en proposant davantage de solidarité financière entre les Etats membres. Berlin et Paris ont avancé l’idée d’un endettement de 500 milliards d’euros par la Commission européenne (en complément du plan d’urgence de 540 milliards d’euros déjà validé par les Ministres des Finances) et qui bénéficierait de la garantie des Etats. Cet argent servirait à financer directement des dépenses budgétaires pour les secteurs et régions les plus touchés sans que le remboursement ne repose totalement sur le pays bénéficiaire. Bien que les modalités de remboursement ne soient pas encore définies (notamment la clé de répartition), l’idée même d’un semblant de mutualisation de la dette a aussitôt été balayée par les « quatre frugaux » (l’Autriche, les Pays-Bas, le Danemark et la Suède). Les débats risquent d’être houleux en marge du cadre financier pluriannuel (CFP) 2021-2027 pour l'UE, que doit présenter mercredi la Commission européenne, notamment sur le niveau de budget de l’Union Européenne (le couple franco-allemand aimerait l’augmenter à 2% du PIB de la zone quand les quatre frugaux voudraient le limiter à 1%). La BCE se tient en tout cas prête et les diverses déclarations poussent pour une augmentation du Pandemic Emergency Purchase Programme dit « PEPP » (750 à 1 250 milliards d’euros) afin de soutenir les émissions de dettes souveraines et maintenir les taux durablement bas, sachant que, sans rallonge, le montant du programme risque d’être atteint dès septembre. La publication des PMI du mois de mai pour la zone euro milite pour plus de soutien et confirme que la reprise sera longue. Bien qu’en augmentation logique par rapport à avril, ils restent en phase de contraction (30.5 pour le PMI composite et 28.7 pour le PMI services contre respectivement 13.6 et 12 en avril). Les marchés semblent donc, pour le moment, vouloir garder leur cap alors que les cas retentissants de défaut se succèdent, Hertz aux Etats-Unis (et ses 20 000 postes supprimés) ayant récemment complété cette triste liste.