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L’emploi américain fait de la résistance

Une fois encore, le salut des investisseurs viendra peut-être des Etats-Unis. Après la FED, mercredi, qui a mis sur « pause » sa politique de resserrement monétaire, les données économiques publiées outre-Atlantique vendredi ont donné un nouveau coup de fouet à la confiance. Alors que les investisseurs s’attendaient à l’impact négatif du plus long shutdown de l’histoire sur l’activité en janvier, le rapport sur l’emploi a surpris positivement. L’économie américaine a, en effet, créé 304.000 emplois privés au cours du premier mois de l’année (et + 234.000 en moyenne sur les trois derniers mois, soit le niveau le plus élevé depuis 2015). Si le taux de chômage a légèrement augmenté à 4.0% (contre 3.9% en décembre), le taux de participation au marché du travail continue sa remontée (63.2% contre 63.1% en décembre), notamment dans la catégorie des individus de 25 à 54 ans, ce qui illustre le retour des personnes précédemment découragées à trouver un travail. Du côté des salaires, la hausse se poursuit également avec une progression de 3.2% en rythme annualisé.

Les enquêtes d’activité ne sont pas en reste. L’ISM nouvelles commandes qui s’était effondré en décembre (51.3) repart fortement de l’avant (58.2) en lien avec la progression de l’ISM manufacturier qui progresse à 56.6 contre 54.3 en décembre.

L’économie américaine n’est donc pas sur le point de caler et les inquiétudes de décembre semblent a posteriori infondées. Cependant, la baisse des marchés américains de la fin de l’année provenait également de la crainte d’une erreur de politique monétaire après la réunion de la Fed du 19 décembre où celle-ci avait semblé sourde aux inquiétudes des marchés. La marche arrière du président de la Fed, Jerome Powell, jeudi dernier, qui a utilisé l’expression anglaise « wait and see » pour définir sa politique, a rassuré les marchés en remettant d’actualité le pragmatisme hérité de l’ère Bernanke-Yellen.

Le retour de la confiance auquel s’ajoutent les espoirs de deal avec la Chine justifie le rebond des indices actions américains qui ont entraîné dans leur sillage les autres places boursières mondiales. Pour être confirmé, ce rebond devra être accompagné d’une reprise des indicateurs économiques à l’extérieur des Etats-Unis, ce qui n’est pas encore manifeste à l’heure actuelle, où seule une stabilisation se dessine en Chine et en zone euro. La prochaine étape pour un regain durable de la confiance sera la réunion prévue à la fin du mois entre le président Trump et le président chinois, Xi Jinping, en marge du sommet Etats-Unis / Corée du Nord. La Chine semble vouloir en tout cas faire preuve de bonne volonté en accélérant à un rythme jamais vu une loi sur les investissements étrangers supprimant les contraintes actuelles (transfert forcéde technologies, égalité de traitement entre sociétés chinoises et étrangères).