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L'épée de Damoclès va tomber

Les investisseurs se sont offert un répit la semaine dernière avec un rebond des marchés actions européens (Euro Stoxx 50 +1.56%) à l’issue de cinq séances de progression consécutives. L’amélioration du sentiment concernant l’issue des négociations sur le Brexit et le retour dans le rang de l’Italie sur les questions budgétaires ont favorisé les actions du vieux continent au cours de la semaine écoulée. L’annonce imminente, selon le Wall Street Journal, des nouvelles mesures de taxes sur la Chine, risque cependant de peser sur le moral des intervenants ce matin.

Les marchés qui vivaient avec cette épée de Damoclès sur la tête réagissent cependant avec retenue lors des premiers échanges en matinée. La perspective d’un taux de taxation de 10% et non pas de 25% comme initialement prévu par Donald Trump en août est un moindre mal et permet d’entretenir l’espoir, à terme, d’une poursuite des discussions entre américains et chinois. La Chine devrait, toutefois, riposter et suspendre la reprise des négociations commerciales, prévue initialement le 27 septembre.

Le lobbyisme des entreprises américaines semble donc avoir porté ses fruits et dissuadé l’administration Trump de prendre des mesures trop radicales qui risqueraient de se retourner contre le consommateur américain, via le renchérissement du prix des importations, comme l’a rappelé, d’une manière toutefois assez cynique, Apple dernièrement.

Globalement, l’économie américaine reste pour le moment assez immune aux tensions commerciales. A la lecture des statistiques économiques, nous ne lisons, en effet et pour le moment, aucune trace d’un impact des tensions actuelles. Le moral des chefs d’entreprises et celui des consommateurs continuent d’évoluer sur leur plus haut niveau historique (Indice du Michigan de septembre, sur le sentiment des consommateurs publié vendredi à 100.8 en progression de 4.6 points).

En Europe, l’aversion pour le risque provoquée par ces tensions commerciales ne devrait toutefois pas, selon nous, menacer la poursuite du cycle de croissance économique. La BCE qui réunissait son conseil des gouverneurs, jeudi dernier, a tenu un message rassurant sur la croissance, en affirmant que la bonne dynamique sur l’emploi et les salaires permettrait à la zone euro de renforcer sa croissance interne. La BCE a ainsi laissé inchangée sa prévision de croissance pour 2020 à 1.7%, mais a légèrement abaissé sa prévision pour 2018 (2% contre 2.1%) et pour 2019 (1.8% contre 1.9%).