Thumbnail
 

Nos actualités

Retrouvez l’actualité de Salamandre AM

Suivez notre actualité

Les craintes du marché franchissent un nouveau cap

Petit à petit, le scénario redouté par les marchés semble prendre corps aux yeux des investisseurs, à savoir la concomitance d’une fin de cycle économique et d’un resserrement des politiques monétaires.

La chute des marchés américains depuis début octobre (avec un Nasdaq qui a connu mercredi sa plus forte baisse sur une séance depuis août 2011) ne provient pas, bien entendu des atermoiements au sujet du Brexit ou du conflit budgétaire italien, mais plus clairement de la crainte que la guerre commerciale lancée par Donald Trump ne soit le signal d’un ralentissement de la conjoncture que tous les observateurs guettent (avec 110 mois de croissance, le cycle actuel de croissance américain est devenu le second plus long de l’histoire après le cycle 1991-2001).

La publication aux Etats-Unis d’indices PMI pour octobre toujours aussi solides et d’une croissance du PIB pour le 3ème trimestre dépassant les attentes (3,5% en rythme annualisé contre 3,3% attendus) n’auront pas suffi à contenir la baisse des marchés. En effet, le dernier Beige Book de la Fed a fait ressortir l’impact des tensions commerciales sur les marges des entreprises, impactées par l’augmentation des coûts. La déception causée par les résultats de deux valeurs technologiques emblématiques, Amazon et Google, a accéléré ce mouvement de correction.

Pour ne rien arranger, la publication des enquêtes d’activité PMI pour octobre en zone euro est venue confirmer cette inquiétude. Loin de se stabiliser comme nous l’espérions, le PMI composite a chuté de 1,4 point (52,7 contre 54,1), retrouvant son niveau de septembre 2016. L’indice a été plombé par le sous-indice des commandes à l’export qui est passé en phase de contraction à 48,9 (après 50,2). La BCE, qui tenait son comité monétaire jeudi, s’est voulue rassurante, en concédant une « dynamique (économique) un peu plus faible » mais pas de « retournement ».

Dans ce contexte favorisant la volatilité à mi-chemin de la saison des résultats, nous repassons « neutre » sur notre allocation tactique actions. Le manque de vigueur des rebonds du marché atteste que le point bas des indices actions n’a pas forcément été atteint. Pour autant, il faut garder en tête que les valorisations actions sont redevenues attractives en revenant à des niveaux observés en 2016. Par ailleurs, tant que les taux américains resteront stables autour de 3%, il est crédible d’analyser la baisse actuelle, davantage comme une correction des marchés que comme un véritable changement de tendance ou encore moins le signe annonciateur d’une récession.