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Les incertitudes "BIC" pèsent sur les marchés

Les incertitudes « BIC » (Brexit, Italie, Commerce) ont continué à peser sur la tendance des marchés la semaine dernière. L’Euro Stoxx 50 s’est encore enfoncé de    -1.37% (-10.45% depuis le début de l’année) et le S&P a craqué de -3.79% (mais seulement -1.54% depuis le début de l’exercice). S’il fallait trouver un motif d’espoir, ce serait que les marchés développés sont parvenus à ne pas enfoncer leur plus bas niveau annuel et que les marchés actions émergents, les plus touchés depuis le début de l’année, affichent depuis 15 jours une certaine surperformance.

La poursuite de mauvaises publications économiques en Zone Euro a pesé sur le moral des investisseurs, même si l’espoir d’une stabilisation des indicateurs était faible, compte tenu du déchaînement de facteurs d’incertitude depuis le début du trimestre.

Les explications a posteriori de la décroissance allemande au troisième trimestre (-0.2% d’un trimestre à l’autre) – modifications des normes de pollution qui ont gelé la production automobile allemande – ne suffisent pas à crédibiliser l’hypothèse d’un trou d’air passager. D’autant plus que la publication vendredi des indices de confiance des chefs d’entreprise (PMI Markit) confirme l’impact des tensions commerciales sur l’activité économique allemande. Le sous-indice des nouvelles commandes à l’industrie baisse à nouveau à 47.3 (contre 48.2 en octobre) à son niveau le plus faible depuis novembre 2014. Enfin, le PMI composite allemand s’établit à 52.2 (contre 53.4 en octobre et en baisse de 8 points depuis janvier dernier). L’économie allemande fait indéniablement face à des vents contraires en provenance du commerce extérieur. Toutefois, les détails de la publication du PIB au troisième trimestre montrent que l’Allemagne dispose toujours d’atouts comme le dynamisme de l’investissement de ses entreprises et du secteur de la construction (respectivement +0.8% et +0.9% au troisième trimestre).

Du côté du Brexit, les choses avancent avec la validation, ce dimanche, par les 27 de l’accord de retrait. Cependant, le plus dur reste à venir, avec le vote par le Parlement britannique, prévu la semaine du 10 décembre – probablement le 12 – sur ce texte. D’ici là, la première ministre, Theresa May, essayera de dramatiser l’enjeu afin d’obtenir une majorité sur ce texte, ce qui semble pour le moment loin d’être acquis puisque dans son propre camp, 60 députés ont déjà fait savoir qu’ils ne voteraient pas le texte.

Enfin, sur le front italien, les choses semblent évoluer dans le bon sens avec la proposition de Matteo Salvini pour revoir à la baisse la prévision de déficit 2019. Les marchés saluent cette initiative et progressent en ouverture ce lundi. Toutefois, l’actualité de la semaine va rapidement être dominée à nouveau par le conflit commercial avec la préparation du G20, ce vendredi, à Buenos Aires.