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Les taux allemands toujours plus bas

Les marchés européens ont connu la semaine dernière, leur première consolidation après cinq semaines de progression continue. L’Euro Stoxx 50 s’est ainsi replié de -1.12%, tandis que les marchés américains grapillaient encore quelques points (S&P 500, +0.05%).

En cause, le manque d’avancées sur le dossier commercial Chine / Etats-Unis et la déclaration du président américain qui a annoncé ne pas prévoir de rencontre avec le président chinois d’ici la fin du mois. C’est pourtant Donald Trump qui avait déclaré que tout accord d’envergure devrait être scellé par un sommet entre lui et le président Xi Jinping. Les marchés s’étaient ainsi mis à spéculer sur une rencontre en marge du sommet avec la Corée du Nord, à Hanoï, prévu le 27 février.

La semaine qui s’ouvre sera décisive avec le démarrage, ce lundi, à Pékin, d’une série de rencontres de haut niveau avec côté américain, la présence de Robert Lighthizer, le représentant au commerce et Steven Mnuchin, le secrétaire au Trésor. Le chantier reste immense et ne se limitera pas à faire accepter par Pékin l’achat de produits agricoles américains. L’enjeu pour les Etats-Unis est plus structurel. Il est de contraindre l’Empire du Milieu à changer ses pratiques économiques et à notamment réduire le poids des entreprises publiques. Celles-ci, au nombre gigantesque de 160.000, qu’elles soient détenues par le gouvernement central ou par les gouvernements locaux n’ont jamais vraiment reculé en faveur des entreprises privées. Au contraire, depuis 2013, la part des crédits bancaires aux entreprises privées s’est effondrée (passant de 57 % à 11% en 2016). La part de l’investissement privé s’est stabilisée avant de reculer à partir de 2015. Malgré les déclarations d’intention du président Xi Jinping, le développement d’un secteur public dominant reste au cœur du projet de développement chinois. C’est cette stratégie que les Etats-Unis souhaiteraient voir évoluer.

Les actions européennes ont également été impactées par la révision à la baisse des prévisions de croissance de la Commission européenne. Celle-ci ne prévoit plus pour 2019 qu’une croissance de 1.3% (contre 1.6% prévue à l’automne dernier) et 1.5% en 2020 (contre 1.6% précédemment). Conséquence, les taux des emprunts « cœur » de la zone euro n’en finissent plus de chuter depuis le début de l’année. Le taux allemand a ainsi enfoncé, vendredi, à la baisse le seuil de 0.10% et fonce tout droit vers le niveau de 0% qui n’avait plus été atteint depuis septembre 2016. Sous le coup de l’affaiblissement des perspectives de croissance, les anticipations d’inflation se réduisent. L’un des indicateurs préférés de la BCE, le swap d’inflation 5 ans dans 5 ans, vient ainsi d’atteindre son niveau le plus faible (1.45%) depuis septembre 2016. Rappel, la politique de QE de la BCE avait été annoncée en janvier 2015 pour relancer les perspectives d’inflation lorsque ce même taux avoisinait les 1.50%...