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Pas de vacances pour Monsieur Trump

Pas de pause estivale pour les tweets de Donald Trump. Le président américain s’est déchaîné ce week-end avec pas moins d’une vingtaine de tweets sur à peu près tous les sujets, des feux de forêts en Californie à un tweet célébrant le 228ème anniversaire du corps des garde-côtes américains en passant par des commentaires sur l’élection anticipée à la chambre des représentants en Ohio qui a valeur de test pour les élections de mi-mandat à venir. Mais, ce qui est peut-être davantage à retenir, pour nous autres investisseurs, c’est le point d’étape que Donald Trump nous propose concernant sa stratégie commerciale.

Deux points à retenir. Tout d’abord, le président américain réaffirme que sa stratégie est gagnante-gagnante pour les Etats-Unis. Soit les pays ciblés acceptent la mise en place d’un commerce plus ouvert (c’est-à-dire, dans l’esprit de Trump, avec des barrières tarifaires plus faibles, mais également un abaissement des barrières non tarifaires et un arrêt des subventions), soit ces pays payent des taxes qui viennent ainsi réduire l’endettement public américain. On n’est bien-entendu pas obligé de croire à ce cours d’économie pour les nuls qui ne tient pas compte, pour ne prendre que ceux-ci, des effets négatifs sur les prix et la consommation interne.

Ensuite, le président américain, nous informe, que, selon lui, sa stratégie est en train de fonctionner. Donald Trump s’appuie sur la baisse de 25% depuis janvier de l’indice boursier chinois CSI 300 pour illustrer le fait que la Chine a davantage à perdre d’un conflit commercial que les Etats-Unis. D’ailleurs, selon lui, le gouvernement chinois aurait déjà commencé à négocier, sans pour autant donner de précisions sur ce point. En attendant, la Chine a annoncé vouloir riposter au dernier projet américain consistant à taxer pour 200 milliards d’importations américaines. Cependant, les munitions manquent sur ce terrain pour l’Empire du Milieu qui n’importe qu’environ 130 milliards de dollars de produits américains (contre 500 milliards d’importations américaines en provenance de Chine).

L’incertitude sur le commerce commence à avoir un impact significatif sur l’économie de la zone euro comme l’illustre la publication, la semaine dernière, de la première estimation du PIB pour le deuxième trimestre qui a progressé de seulement 0.3% d’un trimestre à l’autre (2.1% sur un an). La publication, à un plus bas de 20 mois, du sous-indice PMI manufacturier de juillet portant sur les nouvelles commandes fait craindre que le troisième trimestre s’inscrive dans la tendance au ralentissement constaté depuis le début de l’année.