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On prend les mêmes et on recommence

Les mêmes craintes qui dominent les marchés financiers depuis des mois sont revenues peser sur le sentiment des investisseurs la semaine dernière. L’Euro Stoxx 50 perd à nouveau -1.51% et le S&P500 -1.61%.

Encouragés dans un premier temps par l’accord intervenu au sein du gouvernement britannique sur les modalités du Brexit, les marchés se sont inquiétés à la suite des démissions en cascade des ministres opposés à cet accord. La menace d’un vote de défiance au parlement contre la première ministre Theresa May participe au sentiment d’incertitude général sur ce dossier.

Plus tôt lundi, c’était l’Italie qui a opposé une fin de non-recevoir à la Commission européenne qui exigeait un nouveau budget public conforme aux exigences communautaires. Tout juste l’Italie a proposé d’augmenter son programme de privatisations (de 0.6% à 1% du GDP) afin d’améliorer son ratio d’endettement. Pour le moment, les marchés maintiennent la pression sur l’Italie avec un spread BTP/Bund de 300 bps au plus haut de l’année, mais sans excès puisque le taux à 10 ans reste aux environs de 3.50%. Les marchés laissent donc, pour le moment, le temps aux deux partis de trouver un compromis. Cependant, l’arrêt de la hausse des taux italiens semble jouer en faveur du gouvernement de coalition qui n’est ainsi pas incité à adopter un ton plus concilient à moins que la dégradation récente des perspectives économiques de l’Italie (vente au détail à -2.2% sur un an en septembre, PMI composite à 49.3 en octobre contre 51 attendu) ne contraigne rapidement les autorités à calmer le jeu.

Mais le sujet le plus important pour les marchés reste le conflit commercial. Le dernier espoir en cette fin d’année, tient au rendez-vous du G20 à Buenos Aires du 30 novembre au 1er décembre et a une possible rencontre bilatérale entre Donald Trump et Xi Jinping. Pour les investisseurs, cet espoir, d’une fin d’année moins douloureuse a été fragilisé ce week-end avec l’échec du sommet de l’APEC (Coopération économique pour l’Asie-Pacifique) ou américains et chinois ont étalé leurs divergences avec pour la première fois dans l’histoire de ce forum l’absence de communiqué commun final.

Au final, que ce soit, le Brexit, l’Italie ou le conflit commercial, les informations positives et négatives se succèdent sans que ce dégage une vraie tendance. Les investisseurs restent dans le flou, ce qui limite les prises d’initiatives acheteuses qui plus est, à quelques semaines de la clôture annuelle.