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Quels impacts pour le coronavirus ?

Les marchés actions sont repartis à la hausse sur la semaine dernière, les indices américains atteignant même de nouveaux records, sur fond de rumeurs sur un possible vaccin contre le coronavirus. Cette information, que l’OMS a d’ailleurs démentie, est naturellement à prendre avec des pincettes car rien qu’en délais de fabrication le pic d’épidémie aura certainement déjà été dépassé. Bien que le nombre de décès ait dépassé celui de l’épidémie de SRAS, les marchés semblent néanmoins rassurés par le ralentissement du nombre de cas détectés même si plusieurs chercheurs appellent encore à la prudence, cette baisse pouvant être liée à un ralentissement des tests de dépistage en Chine.

Malgré cette relative complaisance des marchés, la plupart des économistes ont déjà révisé à la baisse leur scénario de croissance chinoise et mondiale pour cette année. L’impact économique est cependant encore dur à prévoir sachant qu’une large partie des usines reste encore fermée et que la date de reprise de production est encore incertaine. Bien conscient de la nécessité de rester au chevet de son économie, le gouvernement chinois continue d’annoncer des mesures de soutien pour essayer de limiter l’impact du virus sur sa croissance. La banque centrale chinoise et le ministère des Finances ont ainsi annoncé de nouvelles aides pour supporter les entreprises touchées après l’annonce d’une baisse de moitié des droits de douane sur plus de 1600 produits américains. Cette baisse qui s’inscrit dans le cadre de l’accord de « phase 1 » négocié avec les Etats-Unis permet également de soutenir la consommation chinoise qui fait par ailleurs face à une hausse de l’inflation tirée par la crise du porc (+5.4% contre +4.5% en décembre). Une des principales conséquences de cette épidémie reste pour l’heure l’effondrement des cours du pétrole, dont la Chine représente 13% de la demande mondiale de brut. Cette baisse est cependant de nature à soutenir la consommation dans les pays développés.

La demande intérieure, principale moteur de la croissance dans les pays développés, continue d’ailleurs de très bien se tenir. Ainsi aux Etats-Unis, l’ISM non manufacturier est ressorti en hausse pour le mois de janvier (55.5 contre 54.9 en décembre) et les chiffres sur le marché de l’emploi ne faiblissent pas. Les créations d’emplois sont ainsi ressorties au-dessus des attentes (+225k contre 165k attendues) et le taux de participation continue d’augmenter (63.4% contre 63.2% en décembre). Ces bons chiffres devraient confirmer le positionnement de la Fed dans son statu quo sur ses taux directeurs.