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Simple correction ou début de bear market?

Semaine noire pour les marchés actions mondiaux y compris pour Wall Street qui avait semblé jusque-là défier les investisseurs avec des records à la pelle et une progression de +9.39% (S&P 500) au plus haut, le 1er octobre dernier. Sur la semaine, le S&P 500 corrige de -4.10% (plus forte baisse depuis le            23 mars) et a entrainé dans sa chute l’ensemble des autres marchés actions mondiaux, malgré le fait que ces derniers, à l’inverse des marchés américains, étaient déjà proches de leur plus bas niveau annuel. Ainsi, l’Euro Stoxx 50 perd encore -4.52% (-8.83% depuis le début de l’année), le MSCI émergent chute de son côté de -6.50 % sur les deux dernières semaines (-15% depuis le début de l’année) avec une purge qui continue sur les actions chinoises (-7.80% depuis le 28 septembre et -21% depuis le début de l’année).

Il est toujours facile, a posteriori, de trouver des raisons valables à un mouvement de consolidation. Cette fois, celles-ci sont nombreuses et c’est certainement leur accumulation qui a conduit à ce décrochage de marché. Tout le monde les connaît en effet : le risque de renforcement de la guerre commerciale, le risque italien, le risque de décrochage de certains pays émergents (Chine, Brésil, Turquie). Toutefois, toutes ces menaces étaient déjà dans l’esprit des investisseurs en septembre et pourtant c’est seulement début octobre que le décrochage violent des marchés s’est produit. Nous pensons que l’électrochoc est venu de la concomitance de deux facteurs : la révision à la baisse (la première en deux ans) de la croissance mondiale par le FMI pour cette année de 3.9% à 3.7% et la hausse brutale (+17 bps à 3.23%) du taux 10 ans américain à la suite des propos du président de la FED, le 02 octobre dernier, évoquant la possibilité de resserrements monétaires supplémentaires.

La perception de la simultanéité d’un ralentissement de la croissance mondiale et d’une politique monétaire américaine en voie de durcissement a sans doute effrayé les investisseurs et conduit à la correction actuelle.

Ceci étant dit et en prenant un peu de recul sur les mouvements à court terme des marchés, la phase actuelle s’apparente davantage à une correction qu’au début d’une tendance durablement baissière des marchés. Même si le newsflow macro n’apporte actuellement pas de soutien au marché (le PMI manufacturier mondial est en baisse sur les cinq derniers mois), le niveau absolu, encore élevé, de la croissance réduit, selon nous et à ce stade, le risque d’un décrochage durable des indices actions. De plus, le renforcement des moteurs internes que sont la baisse du chômage et la hausse des salaires aux Etats-Unis et en Zone Euro est un élément positif pour la poursuite du cycle économique.