Thumbnail
 

Nos actualités

Retrouvez l’actualité de Salamandre AM

Suivez notre actualité

Une question de "mood"

Le « mood » du marché serait-il en train de changer ? Les mauvaises publications économiques ont beau se succéder, les questions politiques rester en suspens (Commerce, Brexit), les marchés font preuve d’une belle résistance qui contraste avec les surréactions baissières de décembre.

D’ailleurs, le rebond des marchés de ce début d’année doit être mis en perspective avec la débandade de décembre où le MSCI Monde a chuté de -7.71%, plus forte baisse depuis mai 2012. Depuis, les données économiques ont confirmé le ralentissement économique avec des chiffres particulièrement négatifs en ce qui concerne la production industrielle en zone euro sur le dernier trimestre 2018. L’Allemagne, qui risque désormais une récession technique (deux trimestres consécutifs de contraction du PIB) à la suite des mauvais chiffres du commerce extérieur de novembre (exportation en baisse de 0.4% par rapport à octobre), a affiché une nouvelle baisse de sa production industrielle de -1.9% en novembre, après un recul de 0.8% en octobre. Même topo, en ce qui concerne la production industrielle en novembre, en France (-1.3% sur le mois) et en Italie (-1.6% sur le mois). Sans parler des enquêtes d’activité de Markit ou de celles de la Commission européenne sur décembre, au rouge vif.

C’est donc un bon signe si, malgré ces chiffres plus que décevants, les marchés ne baissent plus. Les investisseurs semblent ainsi avoir intégré que la fin 2018 était définitivement mauvaise. Toute la question est donc de savoir si ce ralentissement va se poursuivre, ou bien s’il s’avèrera être circonscrit à un simple ralentissement cyclique, prélude à une reprise. Il est encore trop tôt pour trancher mais les marchés semblent pour le moment donner du crédit aux facteurs susceptibles de renverser la tendance.

Ainsi, la volte-face de la FED, début janvier, qui affirme son pragmatisme, est de nature à rassurer les investisseurs en leur signifiant que la FED ne restera pas passive par rapport à un ralentissement économique. De même, au sujet du conflit sino-américain, il apparaît, de plus en plus nettement, que chinois et américains ont besoin de calmer le jeu, chacun pour des raisons propres. En Chine, Xi Jinping, qui centralise désormais tous les pouvoirs, doit assurer une croissance économique suffisante pour assurer un travail aux 8 millions de nouveaux diplômés chinois qui entrent chaque année sur le marché de l’emploi. Côté américain, 2020 sera une année électorale et Donald Trump, à n’en pas douter, aura à cœur d’assurer que l’économie américaine ne ralentisse pas trop fortement au moins jusqu’aux élections…